★ Juste puni (#62)

« « Aujourd’hui, je suis résigné à ce que ma vie soit un enfer. Chaque jour, j’encaisse ainsi les coups, les insultes et cac...

Couverture du livre

Quatrième de couverture
« « Aujourd’hui, je suis résigné à ce que ma vie soit un enfer. Chaque jour, j’encaisse ainsi les coups, les insultes et cache mes marques aux yeux des autres. Après tout, je ne suis pas battu, mais juste puni pour avoir détruit l’existence de mon père. »
À 17 ans, Mathieu en est convaincu, il n’a pas le droit au bonheur, jusqu’au jour où il fait la rencontre d’Amory et cède à cette amitié inattendue.
Mathieu va alors se retrouver déchiré entre son père qui le ramène sans cesse à sa place de chien, et Amory et sa famille qui s’efforcent de lui faire ouvrir les yeux sur l’absurdité de cette situation.
Au milieu de la tourmente, quelle vérité Mathieu choisira-t-il ? »

Mon avis
Pour la seconde fois, j’ai la chance de faire partie des partenaires d’Anaïs W. pour le lancement de son tout nouveau roman. Je la remercie du fond du cœur pour la confiance renouvelée ! Sachez que la prévente de ce roman a lieu jusqu’au 16 septembre, c’est à dire que pour toute précommande du roman avant la clôture de la prévente, vous recevrez non seulement le livre dédicacé en avant première mais serez également en lice pour remporter un support The Book Seat ou une rencontre avec l’autrice !
« Je me souviendrai toute ma vie du jour où j'ai vu pour la première fois ce que Mathieu cachait vraiment... Jamais je ne pourrai me défaire de cette image.. »
Mes lectures de contemporains sont toujours très rares mais il faut avouer que ce caractère exceptionnel me force à bien choisir et de sortir grandie de chante expérience de lecture. Juste Puni, le tout nouveau roman d’Anaïs ne fait pas exception à la règle. En effet, plonger dans les univers d’Anaïs est toujours un voyage à double tranchant : l’affliction flirt avec l’espoir et les larmes de tristesse se mêlent à celles de joie. C’est que les thèmes abordés par l’autrice sont loin d’être anodin. Si j’avais déjà été conquise par le traitement des intrigues et des sujets dans l’Espoir au Corps, j’ai été bouleversée par l’histoire de Mathieu et par la violence à laquelle il doit faire face. Violence de la vie premièrement, violence des rapports ensuite, violence de l’indifférence finalement.
L’atmosphère du roman, résolument sombre permet de mettre en exergue le courage de Mathieu, la bienveillance d’Amory et la fougue d’Amandine. A contrario, elle permet de pointer du doigt sans réellement dénoncer l’indifférence, l’absence d’action des autres face à une situation qu’il est plus facile d’ignorer. La pédagogie est une fois de plus sous-jacente, il n’est pas question pour Anaïs d’indiquer la marche à suivre en cas de situation similaire mais de pousser le lecteur à une réflexion assez sérieuse pour se remettre en question. La brutalité des agissements du père de Mathieu, de même que la façon dont évoluent les rapports entre les deux hommes, glacent le sang tant elles sont crédibles. Si les coups sont déjà horribles à lire, c’est l’emprise psychologique qu’exerce le père sur son fils qui m’a le plus bouleversée.
Pourtant l’espoir d’un renouveau s’immisce lentement dans le récit, comme il germe dans l’esprit de Mathieu. Le roman se cristallise en un livre ouvert de ses sentiments, de son quotidien, de ses incertitudes et de ses batailles. Son comportement vis‑à‑vis de ses amis parachève la crédibilité de la situation, si bien que Mathieu vient presque incarner l’enfance, l’adolescence, la vie brisée par la sévérité de parents dysfonctionnels. L’histoire de Mathieu c’est l’histoire de toutes les âmes blessées par une idée, par un reproche qui leur est fait, à qui on fait croire et à qui on laisse croire que ce qu’elles vivent et ce qu’elles supportent est mérité donc normal.
Enfin, l’écriture déjà limpide dans l’Espoir au Corps se renouvelle ici pour gagner en maturité. Paradoxalement peut‑être, puisqu’il s’agit ici de l’histoire d’un adolescent, mais finalement expliqué par l’austérité d’une vie qui ne laisse pas de place à l’enfance. Le récit est froid, direct, choquant parfois mais terriblement précis, fatalement juste.

En clair
En clair, j’ai une fois de plus été bouleversée par les personnages, par les tranches de vie que nous partage Anaïs W. Juste puni est un roman coup de poing, une gifle en pleine figure, une bouffée d’air frais.

Note

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