★ Myrihandes : Le Gardien de l'Apre-Monde (#61)

« Sisam et Helya ont fait la fabuleuse expérience de leur pouvoir de Myrihande. Mais s’ils ont remporté une bataille, la gue...

Aztèques La voie du Papillon de Eric Costa

Quatrième de couverture
« Sisam et Helya ont fait la fabuleuse expérience de leur pouvoir de Myrihande. Mais s’ils ont remporté une bataille, la guerre n’en est pas finie pour autant.
Kryom, qui a juré leur perte et celle de tous leurs alliés, connaît désormais le refuge secret d’un des anciens Gardiens de Saänkalum et va tout mettre en œuvre pour s’emparer de sa Clef.
Guidés par Ecleïes, Sisam, Helya et leurs compagnons prennent le chemin des terres sauvages de l’Âpre-Monde dans l’espoir de retrouver le vieux Gardien avant lui.
Profondément marqué par le drame qui a touché sa famille, Hemerod a pris la relève d’Ecleïes au sein de la Guilde du Second Souffle. Accusé de haute trahison par les siens, il s’efforce de faire barrage au Gouverneur Hacton, dont les sombres desseins pourraient sonner le glas des Trois Cités….  »

Mon avis
Après avoir lu mon avis sur le premier tome de sa saga, l’auteur de Myrihandes m’a très gentiment proposé de lire et chronique le deuxième opus des aventures de Sisam et d’Helya. C’est désormais chose faite, et je l’en remercie du fond du coeur.

Nous retrouvons Sisam et Helya en quête de l’Apre-Monde, en quête du Gardien également pourchassé par Kryom. Le salut des âme soeurs repose en l’espoir d’empêcher de tyran de s’emparer de la fameuse Clef. D’un autre côté, Hemerod fait face à bien des peine. Bouleversé par le destin de sa famille, il succède à Eleïes au sein de la guilde mais est très vite déchu. Sous le joug d’Halcon, l’avenir des les Trois Cités se profile très - trop - sombre. Entre intrigue politique, réhabilitation et découverte de contrées sauvages une chose est sûre : tout le monde ne peut en sortir indemne…
« La plus libre de toutes les femmes est capable de rester libre au sein même de l'esclavage. »
Si vous vous souvenez bien, le premier tome de Myrihandes m’avait plu mais j’avais à lui « reprocher » un développement un petit peu long, un premier tiers « spoilé » par une quatrième de couverture, bref un commencement un peu longuet où les révélations ne servaient finalement que les personnages. Le moins que l’on puisse dire est que Guilhem Meric a mis le paquet dans ce second opus et ce à plusieurs niveaux.
Tout d’abord, l’intrigue en elle-même se complexifie grandement et se dédouble même. Deux aventures pour un même bouquin ; d’un côté mon très cher Hemerod auquel le très fort penchant de mon coeur pour les vrais héros n’a pas pu résister et de l’autre la fameuse bande menée par Sisam et Helya. Parlons tout d’abord d’Hemerod ; par « vrai héros » j’entends un héros homme avant tout. Vulnérable mais combatif, dramatique en somme. Je l’ai aimé mais je l’ai aimé ! J’ai aimé les enjeux et les mécanismes qui régissent le personnages de même que j’ai aimé la personne qu’il est, les valeurs qu’il incarne et l’espoir qu’il fait naitre. Avec lui arrive une dimension gouvernementale où l’auteur exploite plus en profondeur tout un pan de machination politique mais arrive également un mythologie encore plus poussée qui explique une domination ancestrale. C’est fort bien trouvé, et se plonger dans les méandres de cette histoire reste ma foi franchement plaisant. La quête de Sisam et Helya apporte également de nouvelles dimensions aux péripéties. Abandonnée la douce euphorie de retrouvailles désespérées et magiques ; les héros et leur bande expérimentent un Apre-Monde qui porte résolument bien son nom. Mais outre ce changement d’ambiance duquel on reparlera un petit peu plus tard, c’est la polarisation du sentiment amoureux qui m’a le plus chamboulée dans ce second tome. En effet, le premier tome révélait les deux héros comme intouchables, développait leur amour comme inconditionnel et inaltérable. Le second tome continue également dans ce sens mais en nuançant davantage ; tout n’est pas parfait, même pour des êtres surnaturels et leur parfaite symbiose nécessite un travail bienvenue. Enfin quel plaisir de retrouver un Farf toujours aussi désopilant. Son répertoire à expression s’est étoffé pour le plus grand plaisir du lecteur !
Autre facette très très importante de ce second tome : le changement d’ambiance ! L’histoire se teinte d’un voile de menace. L’atmosphère y est plus pesante, le récit y est plus sombre, le traitement plus adulte. J’ai tout simplement adoré. Les batailles aux accents épiques se multiplient, les retournements de situations convergent jusqu’à une fin critique qui laisse le lecteur à bout de souffle, le danger va grandissant, les facilités narratives sont évacuées… Quel plaisir j’ai eu à me lancer dans cette lecture… Et l’écriture y est pour bien des choses : elle structure un récit sans temps morts tout en le parant d’émotions que je n’avais pas forcément trouvées dans le premier tome. Comme si la voix de l’auteur avait vieilli à mesure que ses personnages avaient vécu. C’est poignant par moment, terrible par d’autres mais ça reste toujours génial. Pour moi ce second tome est une réussite à tous les niveaux. Une réussite qui décroche un joli coup de coeur.
Juste un dernier petit mot au sujet du troisième tome ! Si vous avez aimé les aventures d’Helya et de Sisam, n’oubliez pas que le troisième et dernier opus de cette saga (Le Lac aux larmes d’Or) débarque sur la plateforme de crowdfunding Ulule le 19 septembre prochain. Une chose est sûre ; c’est que je serai de l’aventure !

En clair, ce second tome est un révélation. Généralement le moins bon des saga, Guilhem Méric bouscule les codes en lâchant une bombe qui à mon sens surpasse largement le premier. Je le recommande chaudement !

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