★ Myrihandes : Le secret des âmes-sœurs (#56)

Myrihandes

Quatrième de couverture
«  Sur la montagne Pan‑Kaïa, siège des Trois Cités et dernier refuge des Hommes de ce monde, Sisam et Helya partagent une extraordinaire amitié. Arrachés brutalement l’un à l’autre, ils se retrouvent quinze ans plus tard pour apprendre qu’ils sont des Âmes‑Sœurs, capables de faire revivre les Myrihandes : des êtres aux pouvoirs de légende, aux âmes unies en un seul et même corps.
Leur existence, hélas, est hors‑la‑loi. Œuvrant sous l’autorité d’un mystérieux seigneur, les Gouverneurs des Trois Cités exercent depuis toujours une terrible oppression sur les Âmes-Sœurs, afin que nul Myrihande ne renaisse en ce monde.
Pour sauver leur amour et libérer toutes les autres Âmes‑Sœurs prisonnières des Cités, Sisam et Helya vont devoir tout apprendre du lien secret qui les unit, qui pourrait faire d’eux le plus puissant des Myrihandes…  »

Mon avis
Alors que je m’étais dit que je stoppais pour un temps au moins les services presse, histoire de faire baisser ma propre PàL, c’est très gentiment que Guilhem Meric m’a proposé son livre. Inutile de dire que j’ai d’abord été complètement charmée par cette couverture, inutile non plus de préciser que le pitch a achevé de me convaincre. Je remercie du fond du cœur l’auteur pour l’envoi de ce roman.

Nous prenons part au quotidien de deux jeunes personnes : Helya et Sisam, deux enfants que rien ne semble pouvoir séparer. Le lien qui les unit est si pur que leur famille respective finissent par se considérer l’une et l’autre comme une seule et unique famille. Un soir alors qu’ils s’amusent comme ils en ont l’habitude, un simple contact entre les enfants produit l’irréparable. Une énergie insoupçonnée semble poindre de leur union mais avec elle arrive la menace des masques blancs. Helya est emportée loin des siens et est adoptée par le gouverneur Phonkerf. Quinze longues années s’écoulent, aussi moroses pour Sisam devenu ébéniste émérite que pour Helya qui a perdu tous ses repères. Mais le lien qui unissait les deux protagonistes n’est pas seulement le fruit d’une amitié sincère, de même que l’enlèvement d’Helya n’est pas le fruit d’un malheureux hasard. Alors que leurs chemins se croisent de nouveau, les deux héros devront non seulement s’apprivoiser l’un l’autre, mais également apprivoiser ce qu’ils sont vraiment dans le monde dans lequel ils évoluent.
« none. »
Commençons par le plus évident : le soin apporté à l’ensemble de l’ouvrage. J’ai eu l’incroyable plaisir (teinté d’une surprise évidente) de découvrir que le livre s’accompagnait d’une bande originale. Bande originale que vous pouvez retrouver ici pour avoir une idée du travail effectué autour de l’univers. Le morceau « Doldometh ‑ La Porte des Âmes » est d’ailleurs de loin mon favori. Mais cette bande originale ‑ sublissime vous l’aurez compris ‑ n’est pas la seule attention portée au livre. A la fin de l’ouvrage se trouve un dossier illustré détaillant la mythologie de l’univers de Guilhem Meric, expliquant les particularités des entités remarquables de cette histoire et de ces destins hors du commun. Un avant‑propos permet de mettre le lecteur en jambes au sujet d’un mythe revisité à la sauce fantasy‑fantastique ; de quoi achever d’attiser une curiosité déjà bien piquée et de préparer correctement l’immersion dans quelques 600 pages d’aventure. Petite mention finale à la dédicace ; le petit plus qui suffit à gonfler le cœur comme il le faut à la réception du colis. Merci pour tout ça.
Le cœur de l’histoire avait lui, et ce dès le début, tout pour me plaire : une composante mythologique, un univers fantasy, un système social corrompu et oppressif, des personnages forts et hauts en couleur. Tout, je dis bien tout contribuait à la rencontre littéraire parfaite, et c’est ce qui s’est à moitié passé. Concernant le mécanisme même de l’intrigue, rien à signaler. Si le schéma reste relativement simple, l’auteur sait faire preuve de subtilités qui permettent à l’histoire de se parer d’un souffle tout nouveau qui fait exister, davantage que vivre, les personnages que le lecteur rencontre. En parlant de personnages, qu’ils s’agissent des gouverneurs bloqués entre devoir, terreur et intérêts personnels, des enfants devenus grands, des membres de famille démunis ou des compagnons de voyages farfelus, ces derniers disposent tous de personnalité propre, parfois franchement amusante, édulcorant de fait une histoire initialement sombre. Farf et son adorable dialecte détiendra toujours le monopole de ma sympathie.
De même, le cadre de l’intrigue et ses trois grandes cités est magistralement dépeint : l’atmosphère diffère radicalement d’un lieu à un autre. Même si j’ai aimé chaque passage de chaque ville, ce sont ceux au sein d’Arkopolis et de sa ténébreuse et colossale prison qui m’ont le plus transportée. C’est que l’écriture mérite d’être également soulignée. Si le tout fonctionne si bien, c’est que la plume de l’auteur fait plus que bien son travail. Au croisement de la légèreté et de l’efficacité, elle ne s’habille d’aucun artifice pompeux qui rendrait la lecture chaotique. La syntaxe est relativement simple, le vocabulaire bien choisi et pour parfaire le tout : les chapitres sont courts, offrant la possibilité de les terminer avant de mettre la lecture en pause. Beaucoup de très bons points donc, qui justifient très largement les prix décrochés par l’auteur et son histoire.
Seulement il y a, à mon grand regret, un mais à ma lecture. Si j’ai été emportée par l’histoire qui a bien fonctionné pour moi, j’ai tout de même trouvé les 600 pages denses. Le fait est que j’ai l’impression que certains passages auraient pu être allégés ou que certains aspects de l’histoire auraient pu être abordés différemment pour peut‑être éviter cette impression de longueur (impression qui forcément ne tient qu’à moi). Les quelques 150 premières pages par exemple, lancent l’histoire des protagonistes qui doivent se rendre compte de leur vraie nature. Seulement, ces 150 pages sont le lieu de révélations pour les personnages mais pas pour le lecteur qui connaissait dès le début ces explications à venir. Si j’avais finalement un conseil à donner à toute personne qui souhaiterait se lancer dans cette lecture, ce serait celui de s’y plonger sans rien lire de la quatrième de couverture ; juste en laissant s’effectuer la magie de cet univers qui recèlera de surprise pour qui s’y aventurera à l’aveugle.

En clair, ce premier tome des Myrihandes est une réussite. Une réussite à laquelle j’aurais aimé attribuer un coup de cœur parce que j’aurais aimé l'apprécier plus fidèlement, plus profondément. Tous les ingrédients étaient réunis pour me faire passer un moment inoubliable, peut‑être n’était‑ce juste pas le bon moment. Toujours est‑il que je recommande ce livre les yeux fermés à tout lecteur, qu’il soit profane ou confirmé dans ce genre merveilleux qu’est la Fantasy.

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Commentaires

  1. En fan de Fantasy que je suis, tu me donnes très envie de le découvrir ! Merci pour ta chronique Mégan :) Belle journée, bisous ♥

    Sue-Ricette

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    Réponses
    1. J'en suis très contente ! Je suis sûre qu'il pourrait te plaire ! Belle journée à toi également 😚

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