★ Le cœur des flammes (#53)

Les coeur des flammes

Quatrième de couverture
«  L'Empire d'Eavenia est de nouveau menacé. L'Ordre Elémentaire est disséminé. Les Héritiers sont attendus. Kylliann, un adolescent retrouvé inconscient dans le désert, va voir sa vie basculer suite à une guerre dévastatrice. Commence alors un long voyage dans l’inconnu aux côtés de Samantha, une jeune fille aussi sensible qu’intrépide, et Terek, un officier courageux prêt à tout pour protéger l’Empire face à son plus grand ennemi…  »

Mon avis
Encore un gros gros merci aux deux auteurs pour cette belle histoire, ainsi qu'au site simplement.pro de permettre de si beaux voyages.

Nous nous réveillons aux côtés de Kylliann, un jeune homme amnésique, sur une terre dévastée par la guerre. Pour l'Empire d'Eavenia, il n'est pas qu'un adolescent ; il est un élu. Dans sa quête à double enjeu, il sera épaulé par Samantha, son ancrage à la réalité, et par les deux officiers Terek et Eliass. Si prévenir l'Impératrice de la menace qui se rapproche de la Cité est primordial, Kylliann devra apprivoiser ses peurs et faire face à ses doutes pour en quelque sorte renaître et devenir ce qu'on attend de lui...
« none. »
Décidément, mes lectures se donnent niveau amnésie ces derniers temps. Après l’histoire de Sarah dans Spiritus Mundi (dont vous pouvez retrouver la chronique ici), le premier tome de Rêve joue également avec la perte de mémoire de son héros Kylliann ; je dois avouer que je vais finir par développer un sacré penchant littéraire pour cette pathologie qui donne matière à l’imagination et à l’invention. Les bases de l’histoire et les mécanismes narratifs ne révolutionnent pas le genre (une triade, des élus, une quête à mener, un empire à défendre et une bonne dose de magie) mais Rêve est un roman de maturité : les auteurs ont pris le temps de le peaufiner et ça se ressent fatalement à la lecture. Les actions ne tombent pas dans le stéréotype caricatural, les personnages non plus ; qu’il s’agisse de Kyllian, de Samantha ou Terek, chacun répond à des codes spécifiques de la fantasy mais possède ce petit plus qui le démarque de tout autre protagoniste du genre.
Etonnamment et malgré cette impression de maturité qui transparait en partie dans le soin apporté au tout, l’histoire est facile d’accès ; idéale pour un public même plus jeune. Le rythme est soutenu du début à la fin, trépident et sans temps mort : tout se passe très vite. Paradoxalement, cette impression de rapidité n’a pas abouti à un sentiment d’inachevé à la lecture. Je n’ai pas eu l’impression que ce qui n’est que peu développé ne l’est pas assez, j’ai juste eu l’impression que le choix narratif collait aux personnages. Pas d’épanchements descriptifs, pas de monologues sans fin, juste une histoire, mais une histoire quand même bien campée. Les mystères se résolvent juste assez pour satisfaire assez la lecture et pour éveiller assez la curiosité à la hâte d’un second tome tandis que la fin vient enfoncer le clou et faire se maudire de n’avoir pas encore la suite.
Le double objectif qui fait chavirer le roman entre épopée et quête initiatique rend cette histoire épique dans sa globalité : repousser des Ombragés et recueillir des souvenirs. Pourtant, pas de récit ou de descriptionsur 10 pages de grande guerre, pas de combats interminables et pas de violence outrageuse (au sens où l’on pourrait en attendre dans ce genre de roman). Les batailles sont réelles oui, elles sont cruelles aussi, mais elle ne sont pas scandaleusement violentes. Le vrai plus reste la capacité d’intrigue ; je l’ai dis plus haut mais l’enchainement de l’histoire est assez dingue. Mais si cet enchainement est fou, le suspense l’est davantage. Essayez de deviner la suite, c’est un défi et un vrai. Je repense encore à certaines de ces révélations et je ne peux qu’attendre de pied ferme la suite. Enfin, un petit mot pour un aspect de l’objet livre en lui même que je ne traite que très rarement : la mise en page. De grands bords libres qui permettent de complètement recentrer sur l’histoire en cours, c’était assez génial pour que je le mentionne. Mes yeux vous remercient de ce choix quand mon coeur vous remercie pour ce roman.

En clair, une belle claque qui, si je deviens réellement professeur de français un jour, trouvera sa place dans mes tribulations pour être certaine que ce livre trouve encore son public dans plusieurs années.

Pour acheter le livre : Le coeur des flammes


Article précédent Retour à l'accueil Article suivant

Commentaires