★ Il était une foi (#52)

« La vie est dure pour Seric, orphelin adopté par une famille de paysans qui voient plus en lui une aide supplémentaire, qu’...

Il était une foi de Tristan Valure

Quatrième de couverture
« La vie est dure pour Seric, orphelin adopté par une famille de paysans qui voient plus en lui une aide supplémentaire, qu’un nouveau fils. Lorsqu’un prêtre de l’Église lui propose d’embrasser la foi, et de suivre le chemin vertueux, la vie du jeune homme va changer à tout jamais. Avec enfin un avenir, et des rêves plein la tête, Seric va partir de son petit village de campagne pour découvrir qui il est vraiment. 
À travers les yeux d’un jeune dévot de l’Église de l’Étoile du Matin, « Il était une foi » vous plongera dans une aventure inattendue, où les dieux s’affrontent à travers leurs fidèles pour assoir leur pouvoir. 
Sous l’œil des puissants, que la foi vous accompagne ! »

Mon avis
Je remercie du fond du cœur Tristan Valure pour l’envoi de son roman via SimPlement.pro.

Nous faisons la connaissance de Seric, un jeune homme abandonné par sa famille, adoptée par une autre qui ne voit en lui que le moyen de diviser le travail à la ferme et qui trouve finalement une véritable famille en l’Église et en le prêtre du village qui va très vite devenir son mentor. Poussé sur le chemin de la croyance, seul face à foi, après un éprouvant pèlerinage, le jeune garçon va très vite se rendre compte que la vertu est loin d’être l’essence vitale des élites dirigeantes prônant pourtant l’expansion de leur religion. La mise à l’épreuve sera double : pourra‑t‑il poursuivre sa quête spirituelle alors même qu’il se rendra compte de n’être qu’une fois de plus un objet..?
« Il devait se concentrer, il devait réussir. Sa foi était plus grande que jamais, Dieu le savait. Il fallait faire le vide en lui. »
Oscillant entre voyage initiatique et quête spirituelle, Il était une foi se révèle très vite être une machination plus grande que la simple histoire de l’ascension d’un dévot. Pourtant, Séric n’a rien du personnage principal héros d’une oeuvre Fantasy : même s’il est en quelque sorte un élu, sa quête est avant tout interne. Jeune, impulsif, incompréhensible par moment… Il est la somme d’une éducation froide de la quelle résulte un désir de se trouver enfin. Mais ce désir l’embrigade dans une espèce de tourbillon incontrôlable, le propulse dans un univers beaucoup plus sombre qu’une simple histoire d’accès à la spiritualité. Dès lors ses choix pèsent soit en faveur de sa vie, soit en faveur de sa foi ; tout le monde a quelque chose à perdre sur un champ de bataille. Mais ses choix sont empreint de sa jeunesse, de son insouciance… Parfois ahurissants, parfois compliqué, parfois carrément incompréhensible. C’est là l’une des grande force de ce livre ; la vraisemblance des choix, des décisions, du comportement du personnage qu’est Séric.
Autre point à ne pas négliger : le cadre. Si la religion est l’essence même de cette histoire, elle est également le pivot autour duquel tout s’assemble. De la composante politique à la composante géographique en passant par des points historiques et mythologiques, tout est lié à cette spiritualité en germe, à cette expansion religieuse. Elle permet les intrigues grandissante dans un climat de croisade qui éclatent mais sans dimension épique. J’ai d’ailleurs été pour le moins déstabilisée par ce traitement du conflit. Déstabilisée mais pas déçue ; Il était une foi marque une fois de plus son originalité. Tout à été méticuleusement réfléchi, inventé, assemblé pour former un véritable univers convaincant.
Pour terminer sur une note un petit peu moins enthousiaste, je dois tout de même avouer avoir eu du mal à accrocher à cette histoire. Ne pas la poursuivre se serait révélé être une erreur (pour ne pas dire un manquement assez grave finalement), mais je dois dire que j’ai abandonné l'histoire plus d’une fois, sans parvenir clairement à en distinguer la cause. L’écriture est fluide, rapide, efficace, le roman dans sa globalité plutôt court, et pourtant la première partie m’a perdue. J’avais l’impression de lire pour lire, de ne pas comprendre où l’auteur voulait m’emmener et ce malgré un personnage qui s'attirait déjà ma sympathie. Pui arrive la seconde partie apportant son lot de péripéties qui pour le coup m’a laissée à bout de souffle. Finalement, le plus gros défaut serait un petit ratage dans l’organisation du récit : un défaut qui oblige à s’accrocher, et qui quelque part contribue à se féliciter de cette chouette lecture.

En clair, même si une meilleure répartition des actions aurait permis une lecture plus « agréable » (à savoir une première partie plutôt introductive plus courte et une seconde partie d’actions plus détaillées), le livre dans son ensemble reste un joli voyage sortant des sentiers battus qui pourra plaire à bon nombre de lecteurs, qu’ils aiment la Fantasy ou non.

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