★ Riverboat (#42)

Riverboat de Diana Kennedy

Quatrième de couverture
« John F. Kennedy et Aldo Moro, deux anciens hommes d'état, s'embarquent sur un bateau à aubes, en route vers la cité mythique de Lysastra. Ils espèrent y retrouver la trace d'un ancien poème et pouvoir ainsi le déchiffrer. C'est le début d'une belle et grande aventure avec mille rebondissements.
A quelle époque et où sommes‑nous ? S’agit‑il d’un autre univers uchronique ? Sommes-nous dans l’au‑delà ? Quelle importance ? L'univers de Riverboat est aussi immense et mystérieux que le garage hermétique du major Gruber !
Embarquez à bord du "Riverboat" et rejoignez nos héros dans cette aventure à nulle autre pareille.
Les aquarelles éthérées donnent à cette BD classique une nouvelle forme d'expression, sans cases, sans trait noir et durs, adapté au monde onirique et sans limites qui s'ouvre au lecteur. »

Mon avis
Je remercie du fond du cœur l'autrice, non seulement de mettre son talent au service de lecteur, mais en plus de m'avoir fait parvenir les numéros 4 et 5 de cette épopée en terres de rêve. Merci pour ce voyage, et merci pour la confiance accordée.

Nous embarquons à bord du Riverboat, grand bateau prêt à sillonner les eaux pour mener nos deux héros que sont Aldo Moro et John F. Kennedy vers la cité de Lysastra, en quête de morceaux de poème. Sur leur route, les deux compagnons feront la connaissance de Mallie, un adorable parachat, mais également de plusieurs ennemis. Outre ce départ pour la découverte des parchemins, le périple des deux hommes se révèlera avant tout être un voyage initiatique ; le voyage qui leur permettra de prendre conscience de ce qu'ils sont.
Close-up de trois dessins de Riverboat
J’ai plusieurs fois évoqué la difficulté de chroniquer une nouvelle, c’est que je n’avais jamais imaginé chroniquer une BD  ! Je n’aurais toutefois voulu pour rien au monde passer à côté des aventures de John et d’Aldo à bord du Riverboat. Compliqué en effet de correctement rendre justice à l’intrigue ; moins de texte complique forcément l’analyse. Aldo et John ont toutefois su gagner ma sympathie et ce en quelques pages. Aldo peut‑être davantage encore que John, principalement parce qu’il m’est apparu plus posé. Mon personnage favori reste toutefois Mallie, le petit parachat beaucoup trop mignon pour ne pas être mentionné. La recherche des parchemins, très poétique - sans mauvais jeu de mot - permet de lancer très vite l’histoire. Les petites touches de fantastiques, qu'il s'agissent des créatures ou des dons alloués aux héros participent à l'embrigadement du lecteur dans un monde rendu riche en très peu de mots.
Mais au‑delà de l’univers à mi chemin entre l’uchronie et l’onirique, l’atmosphère est rendue tendre, comme adoucie par la qualité des aquarelles. Si les dessins sont un régal pour les yeux, ils sont sublimés par les couleurs ; très douces, absolument sublimes. Le style graphique que je n’avais encore jamais rencontré en BD rend le vagabondage entre les pages plus que plaisant. La réédition des trois premiers tomes en hardback est un véritable petit bijoux qui rend l’album et son histoire encore plus précieux.

En clair, j'ai postulé à ce SP parce que j'ai été charmée par les quelques dessins que j'ai pu voir ; l'album entier et même les deux carnets joints ont tenu leurs promesses. Le voyage à bord du Riverboat est décidément un voyage doux pour les yeux.

Pour acheter le livre : Riverboat de Diana Kennedy


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