★ L'étudiante : épisode #1

La licence 1 de lettres modernes

L’année dernière, j’abandonnais des études exclusivement scientifiques pour une licence de Lettres ; un grand écart qui est probablement la meilleure décision que j’ai prise à ce jour. Peut‑être que mes choix scolaires auraient été différents si j’avais été différemment aiguillée quand il a fallu faire un choix (même si je ne regrette pas du tout mon parcours qui a au final conforté ma décision un peu tardive). Toujours est‑il que si je vous écris ce petit article aujourd’hui, c’est pour inaugurer une nouvelle section du blog, et pour vous présenter la licence que je prépare. Comprendre un parcours universitaire permettra peut‑être à certain de confirmer leur choix ou qui sait, d’envisager une autre voie.

Les années universitaires se morcèlent en semestres, chacun sanctionné par des partiels qui définiront si vous décrocherez l’année ou non. Pour la faculté dans laquelle je suis, les semestres sont eux‑même composés de trois grand pôles disciplinaires : le bloc des outils méthodologiques communs, le bloc des enseignements obligatoires et le bloc des enseignements optionnels. Ne vous méprenez pas, les enseignements optionnels sont obligatoires ; il est juste question de choisir 2 cours parmi une liste proposée par le département des Lettres, et un autre dispensé dans une autre UFR.
Après ces petites mises au point, passons au détail des enseignements :

Les UE de la licence 1
Pour ce qui est de mes propres choix d’option, j’ai suivi les cours de : - « Langue et culture latines », « langue et culture grecques » et UEPP pour le premier semestre. - « Langue et culture grecques », « initiation à la didactique du français langue étrangère » et UEPP pour le second semestre.

L’histoire littéraire était donc un cours magistral retraçant l’histoire de la littérature depuis le Moyen Âge jusqu’à la période moderne. Il n’existe pas réellement de grand différence entre les deux semestres ; l’ensemble du cours a simplement été morcelé en deux parties. Cours très très théorique, il était sans doute l’un des plus intéressant et l’un des plus compliqué à aborder. Beaucoup de dates, d’évènements clés, de repères historiques à comprendre et à mémoriser. De manière globale, l’histoire littéraire était un vrai cours d’histoire avec comme toile de fond l’évolution de la littérature.

La littérature française se composait selon deux grands pôles : les cours magistraux axés sur un apprentissage plutôt théorique (venaient préciser et illustrer les aspects littéraires évoqués en histoire littéraires) et les travaux dirigés qui concernaient surtout les analyses d’oeuvres.
Au premier semestre, 4 lectures étaient imposées pour le CM (La femme de trente ans de H. de Balzac, Thérèse Raquin d’E. Zola, L’Étranger d’A. Camus et Le Ravissement de Lol. V. Stein de M. Duras) et 2 pour le TD (L’enfant de J. Vallès et Les Faux‑Monnayeurs d’A. Gide).
Au second semestre, le CM n’imposait pas de lecture obligatoires mais la mémorisation de 10 poèmes tandis que le TD imposait 2 œuvres (Le Parti Pris des Choses de F. Ponge et Les Tragiques d’A. d’Aubigné).

La littérature comparée se morcelait également en deux bloc : les cours magistraux proposaient l’étude des lectures évoquées en TD pour les inscrire dans l’histoire littéraire. Les TD, eux, faisaient l’objet de comparaisons entre plusieurs oeuvres sous forme d’exposés.
Au premier semestre, aucune oeuvre n’était à lire obligatoirement. Le but était de se construire une base de donnée pouvant servir d’exemple (pour de futures dissertations par exemple) et de comprendre l’élaboration des personnages dans plusieurs extraits.
Au second semestre, le principe était le même mais l’objet d’étude s’est précisé. Il était question d’étudier les correspondances de L’Odyssée d’Homère dans la littérature. 2 lectures étaient obligatoires : celle de L’Odyssée d’Homère et du Mépris de A. Moravia.

La linguistique française était un cours à la fois théorique et pratique. Au premier semestre, il s’agissait d’une initiation à l’API (et à son utilisation). Au second semestre, il s’agissait de rappels d’ordre purement scolaires (grammaire, conjugaison et syntaxe).

La maitrise de la langue écrite et orale et l’analyse et production de textes sont globalement les mêmes cours mais sous des appellations différentes. Le but des enseignement était sensiblement le même (les choses vues au premier semestre ont été précisées et approfondies au second semestre). Ces cours permettaient d’aborder différents thèmes nécessaires à l’élaboration de différents textes (genres littéraires, méthodes d’écritures, rhétorique, etc.)

Ma langue ancienne était le latin ; ma damnation personnelle puisqu’il s’agissait de ma toute première approche de cette langue.

Les cours de langue vivante (anglais pour moi) se rapprochaient étrangement des cours de lycée sans la composante « prise de notes ». Le but était d’acquérir une plus grande aisance tant à l’oral qu’à l’écrit. Il était surtout question de comprendre et de s’exprimer.

Le cours de méthodologie et projet préprofessionnel s’organisait en deux temps. Il était question d’une part de faire des recherches sur le domaine professionnel qui nous intéressait, et d’autre part d’apprendre la méthodologie de la synthèse de documents. Ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas vraiment.

Les cours de maitrise des ressources d’information et de documentation, et les cours d’informatique étaient plus des modules que des cours. Pour l’informatique, chaque étudiant devait accomplir plusieurs tâche dans le but d’obtenir le C2i. Pour la maitrise des ressources, il s’agissait d’un module unique de 3h visant à familiariser l’étudiant avec les moyens mis à sa disposition à l’université (bibliothèques, etc.).

Enfin, les options ont surtout été choisies en fonction de l’emploi du temps. Ma fac imposait un groupe aux étudiants ; impossible donc de faire son propre emploi du temps. Certains cours tombant en même temps que certaines options, le choix était limité dès le départ.
Les cours de langues et cultures latines et grecques du premier semestre permettaient l’approche des croyances latines et grecques (formation de la vile de Rome par Rémus et Romulus, épisodes mythologiques, etc.). Ce même cours au second semestre était plus axé sur les méthodes des historiens de l’époque. Au second semestre, j’ai également choisi « initiation à la didactique du français langue étrangère » qui passait en revue les méthodes mises à la disposition des professeurs pour enseigner le français dans des pays non francophones. L'UEPP dispensée à l'ESPE permettait une première approche du métier d'enseignant, notamment grâce à la découverte des compétences imposées aux professeurs et grâce à des périodes de stage (soit dans le primaire, soit dans le secondaire).

Si vous avez la moindre question au sujet de cette licence, n’hésitez surtout pas à la poser ; je me ferai un plaisir de vous répondre. De même, je serais curieuse de savoir dans quelles études vous vous êtes lancés vous :) !


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