★ L'espoir au corps (#33)

L'espoir au corps de Anais W.

Quatrième de couverture
« En revenant dans la ville où il a grandi, Daniel se donne une ultime chance d'être heureux. S'il échoue, il laissera le VIH l'achever...
Après avoir perdu ses parents, Kalinda a tiré un trait sur son avenir pour éduquer ses deux jeunes frères et sa soeur. Pourtant, elle ne peut se résoudre au sacrifice qu'est devenue sa vie...
Un soir, sur le parking où il se gare chaque jour depuis un an, Daniel fait la rencontre de Kalinda. Très vite, pour les deux jeunes gens, l'espoir s'éveille.
Mais pour avoir une chance d'être aimée, Kalinda décide de mentir sur sa situation : après tout, qui voudrait d'une femme avec trois enfants à sa charge ?
Alors que Daniel s'efforce de construire un avenir, le mensonge et l'entêtement de Kalinda menacent de tout compromettre.
Entre éclats d'amour et de colère, quel sentiment vaincra ? »

Mon avis
J'ai la chance incroyable de compter parmi les partenaires de la sortie de ce roman, c'est donc un peu plus d'un mois avant sa sortie que je peux vous en parler. Sachez que jusqu'au 15 septembre a lieu la prévente, c'est à dire que si vous commandez le livre avant cette date, vous pourrez bénéficier d'un exemplaire dédicacé mais vous pourrez également participer à un tirage au sort pour gagner plein de petites choses. Mais si vous voulez vous lancer en connaissance de cause, vous pouvez retrouver la première partie du roman ici !

Nous apprenons à vivre le quotidien compliqué de Kalinda, une jeune femme de 26 ans dépassée par sa nouvelle vie. En un an, elle a tout perdu : son appartement parisien, son fiancé, ses parents, et s'est vu investie de la charge de ses trois frères et sœurs. Pour faire face à ce nouveau train de vie et surtout pour ne pas se laisser submerger par le chagrin, Kalinda tient à garder un semblant de vie, à maintenir une certaine indépendance qui pour elle, passe par le travail. C'est au laboratoire médical où elle travaille en tant que secrétaire qu'elle recroise l'homme qui lui a sauvé la mise quelques jours auparavant en changeant son pneu de voiture. Sur les conseils de Vivianne, sa collègue et amie, et passant outre le test de charge virale que vient passer l'inconnu, Kalinda décide d'accepter de revoir le garçon. Ce qu'elle est loin de s'imaginer, c'est le passé pénible que traine Daniel et l'ultimatum qu'il s'est imposé : si cette nouvelle vie et ce retour aux sources ne lui permet pas de retrouver un semblant de quiétude, voire de bonheur, il oubliera volontairement son traitement et se laissera terrasser par la maladie...
« C’étaient des conneries de dire que l’amour était plus fort que tout. L’amour c’était de la merde, un truc immonde qui finissait toujours par vous dégoûter et vous donner la gerbe. Un truc tellement dégueulasse, qu’il fallait des mois pour s’y risquer de nouveau sans avoir envie de dégobiller. Pourquoi c’était si important pour lui de vivre à deux ? On était toujours mieux servi par soi-même, ça aussi on le disait à qui voulait l’entendre ! »
J'ai l'impression de lire un peu plus de contemporain qu'à l'accoutumée cette année. En revanche, si quelque chose ne change pas, c'est que mes lectures dans ce genre s'échafaudent autour d'une maladie. C'est le cas ici pour « L'espoir au corps », mais encore une fois, la patte de l'autrice permet un traitement spécial de la chose et au roman de sortir du lot.
Quand je me suis lancée dans l'aventure du partenariat, je ne cache pas avoir été tout de suite interpellée par la cause que semblait défendre le roman. Je pensais y trouver un message d'espoir vis‑à‑vis de la séropositivité, un message de tolérance aussi. Je dois avouer que mon sentiment final s'en trouve changé. « L'espoir au corps » est plus que ça et au delà de l'émotion véhiculée par le personnage de Daniel, j'ai avant tout été bouleversée par Kalinda. La différence de chacun tend à les lier d'une façon à la fois étrange et incertaine mais tellement, tellement naturelle. J'ai aimé cette dualité des comportements, comment les agissement de Kalinda que Daniel peine à comprendre parfois, trouvent leur écho dans son propre passé, dans ses propres faits et gestes. J'ai également apprécié la fragilité de Kalinda qui renferme une force inouïe. Aussi, la romance qui s'installe lentement m'a littéralement conquise. Loin des stéréotypes et autres clichés, leur relation s'inscrit dans une sorte de réalité qui fait mal mais qui éveille un quelque chose de grandiose.
J'ai parfois trouvé Daniel dur, très dur et même intransigeant. Son passé explique certaines choses, je pense toutefois qu'il n'explique pas tout et je me suis plus d'une fois énervée contre lui. Cet énervement, je le dois à Kalinda et c'est à ce moment que j'ai compris à quel point je m'étais attachée à elle. Peut‑être parce qu'elle souffre trop, peut‑être parce que la perte de mes proches me terrifie ou peut‑être juste parce qu'elle est authentique... Je ne saurais le dire et pourtant je pense que c'est elle qui incarne le véritable espoir de cette histoire et ce sur les deux versants : elle l'apporte et elle le cherche.
Si les personnages principaux portent évidemment l'histoire à bout de bras, les personnages secondaires ne sont pas seulement là pour décorer l'intrigue : chacun a son entité, son caractère, ses actions et ses incidences sur le déroulement de l'histoire. Les enfants d'abord, sont les personnages qui m'ont le plus touchée. Peut être à cause de la candeur qui teinte leurs paroles, leur naïveté ou leur simplicité. Ils sont perdus, mais décidés à faire face et ce malgré leur jeune âge. Viviane et Papé, les deux anges gardiens en quelque sorte, allègent le récit tout en le rendant plus cruel encore. Même les personnages complètement annexes comme les employeurs de Daniel ou de Kalinda, Monsieur Nicolas ou le père de Daniel servent à mettre à nu l'un des traits de caractère de nos protagonistes.
La visée pédagogique n'est pas en reste et pourtant elle s'oublie. Le but de l'autrice est d'informer, pas de noyer et j'ai été étonnée d'apprendre certaines choses. « L'espoir au corps » n'est pas une revue scientifique sur la maladie, ni un témoignage, il ne donne pas de conseils, ne montre pas la marche à suivre : il est une une histoire comme il s'en vit probablement d'autres, mais une histoire contée dans le but de mettre en lumière d'hypothétiques problèmes et d'abattre les barrières entre les individus. Les thématiques s'entremêlent. Deuil, maladie, rupture, décisions irrévocables... Certaines situations compliquées semblent simplifiées une fois maquillées, oubliées ou modifiées. Mais un mensonge reste un mensonge et la vérité, le seul moyen valable pour espérer un retour à la vie, la vraie vie.
La fin, sur laquelle je ne m'étendrai pas au risque d'en abîmer l'importance à la lecture, laisse la porte ouverte à l'imagination, laisse libre cours à la vie...

En clair, j'ai retrouvé les émotions là où je les attendais le moins. Toujours est‑il que lorsque je referme un livre la larme à l'œil, je sais que la lecture en a valu le coup. Je vous recommande donc de tout mon cœur ce roman dont le titre se sublime à la lecture.

Pour acheter le livre : L'espoir au corps de Anais W.


Article précédent Retour à l'accueil Article suivant

Commentaires

  1. Je n'avais pas du tout entendu parler de ce roman, il a l'air de t'avoir beaucoup touché en tous cas ! =)
    Je ne sais pas s'il me plairait parce que j'ai du mal avec les histoires de maladie :/
    Mais en tous cas je garde le titre en tête ! =)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La maladie n'est finalement pas le point central de l'histoire mais plutôt la combativité face à ça. C'est apporté d'une façon "douce" et franchement, ce n'est pas le point clé de l'histoire. Si tu as peur vis-à-vis de ça, tu peux trouver la première partie sur le site de l'autrice mais à mon sens tu peux être rassurée :)

      Supprimer
  2. J'aime les livres qui tiraillent nos émotions et qui nous touchent à des moments où on ne s'y attend pas... Je note ce titre dans ma liste :D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu ne seras pas déçue avec ce livre ^^

      Supprimer
  3. Eh bien ça y est, je l'ai précommandé ! Ce sera d'ailleurs mon dernier livre acheté en 2017. Mais le thème me parlait trop, je n'ai pas su résister. Tant mieux pour l'Auteure ^^
    Bonne fin de semaine à toi :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Super ! J'espère que tu ne seras pas déçue, j'attendrai ton avis avec impatience :D

      Supprimer

Enregistrer un commentaire