★ Big Game (#34)

Big Game de Dan Smith

Quatrième de couverture
« UNE COURSE‑POURSUITE HALETANTE ET IMPRÉVISIBLE.
Comme tous les garçons de son village, et ce depuis des générations, Oskari est envoyé dans la forêt vivre le rite d’initiation qui fera de lui un homme à la veille de ses 13 ans. Sa mission : chasser un animal sauvage.
Livré à lui‑même en plein coeur de la forêt boréale, il s’apprête à rentrer bredouille, lorsqu’un avion explose sous ses yeux. Près du lieu de l’accident, il découvre une capsule de sauvetage où ne se trouve rien de moins que le président des Etats‑Unis ! Oskari est alors investi d’une toute nouvelle mission : sauver l’homme le plus puissant au monde des terroristes qui le pourchassent. Une aventure hors du commun qui sera pour lui l’occasion de découvrir la véritable signification du mot « courage ».
D'après une histoire originale de Jalmari Helander et Petri Jokiranta. »

Mon avis
Je n'arrive pas à me rappeller comment et pourquoi Big Game s'est retrouvé dans ma PàL, toujours est‑il qu'il y était depuis un petit moment maintenant et qu'il a fallut que je le tire au sort depuis la BookJar pour enfin m'y plonger...

Nous rencontrons Oskari, un jeune garçon qui s'apprête à passer l'épreuve la plus décisive de sa vie : son 13ème anniversaire. Pour cause, le passage à l'âge adulte se fait, selon les croyances du peuple d'Oskari, durant cette année spéciale. Son sort relèvera de la bête qu'il parviendra à chasser, et de la tête qu'il rapportera au doyen. Dans le même temps, le président des états‑unis se retrouve au cœur d'un malheureux complot. Trahi par son garde du corps, son avion se crash dans la même fôret que celle d'Oskari. C'est en rencontrant le jeune garçon que l'espoir renait : il sortira peut‑être vivant de cette épreuve. Cette occasion est également une aubaine pour Oskari, celle de prouver sa véritable valeur. Poursuivis par un groupe de terroriste qui ne veut que la mort du président, les deux personnes ont‑elles une seule chance de rester en vie ?
« La foret est un juge sévère, poursuivit-il plus fort. Elle donne à chacun ce qu'il mérite. Nous devons savoir l'écouter, et nous battre bec et ongles pour notre proie. »
Je dois dire qu'en sortant le livre de ma bibliothèque, je me suis laissée tromper par la couverture et par la mention « Une chasse à l'homme explosive, adaptée au cinéma ! » qu'elle arbore. Parce que oui, je m'attendais à lire une fiction plutôt jeunesse d'accord, mais ayant suscité assez d'intérêt chez le public pour avoir été adaptée au cinéma. Première erreur, il s'agit en fait de l'inverse : un script de cinéma adapté en roman. Ca m'apprendra à ne pas bien lire les petites lignes (je tiens à préciser que c'est entièrement ma faute : tout est bien expliqué en quatrième de couverture). Mais passons, ce genre de format ne me dérange habituellement pas, il n'est pas le seul de ma bibliothèque. J'ai également lu plusieurs adaptations de jeux‑vidéo sans jamais rester sur ma faim. Le soucis avec Big Game, c'est que je ne trouve pas grand chose à en redire. Si la trame de fond permettait une histoire originale, je n'ai pas su y déceller le petit plus d'une lecture réussie. J'ai trouvé le schéma narratif bien trop simple, la résolution des situations problématiques bien trop facile voire carrément improbable et je trouve ça vraiment dommage.
Les personnages sont mine de rien très stéréotypés : les terroristes grands méchants, armés jusqu'aux dents, un peu simplets il faut le dire... Le fait est que n'importe quelle action suffit à les destabiliser (pas très crédible en somme), et permet de ce fait aux protagoniste de s'achapper. Le président, homme de pouvoir, ne connait finalement pas grand chose de la vie. Tout est prétexte à mentionner qu'il est l'homme le plus influent des Etats‑Unis, qu'il vaut de l'or, oui... Mais n'oublions pas qu'il compte sur un jeune garçon de 13 ans pour espérer réchapper de la trahison dont il est la cible. Oskari justement est un pauvre garçon qui a bien réussi à m'émouvoir, principalement parce qu'il est droit et foncièrement bon. Son père aussi, prêt à tout pour sauver la face de son fils. Il est le personnage que j'ai trouvé le plus complexe : clairement tiraillé entre l'amour qu'il voue à son fils et son honneur qu'il tente de maintenir.
L'écriture en toute simplicité aurait pu ne pas être un soucis si tout le reste n'avait pas été si simple également. Je ne peux cependant pas blâmer le livre sur ce point puisqu'il se destine plutôt à un jeune public. Une chose sauve à mon sens le sentiment général de la lecture : c'est le message véhiculé. Un message plein de tolérance, mais également d'espoir, un message à transmettre donc.
Pour faire bonne mesure, j'ai regardé le film et je dois avouer avoir encore moins accroché. Je reste pourtant persuadée que le fond aurait pu donner quelque chose de bien, le tout restant à mon sens mal (trop ?) exploité. Je n'aime pas rédiger ce genre de chronique, principalement parce que j'ai la mauvaise impression de tacler le livre alors que ce n'est pas mon but. Je pense surtout que je n'étais pas la cible de ce bouquin et que j'aurais dû être plus attentive avant de l'acheter.

En clair, je reste à la fois sceptique et malheureusement déçue au sortir de la lecture. Peut‑être que ce genre, un peu trop jeunesse, ne me conviens tout simplement plus. J'aurai l'occasion de le vérifier avec d'autres livres qui m'attendent bien sagement dans la PàL.

Pour acheter le livre : Big Game de Dan Smith


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