★ Le Désert Rouge (#21)

Le désert rouge de J.E Briffa

Quatrième de couverture
« Au sein des grandes cités mobiles actionnées par la puissance de la vapeur, les hommes arpentent l’immense Désert Rouge.
Après le sabotage d’une cuve d’eau, le Baron Ambrose Walter Cappel, dirigeant la ville de Stearbury, charge son fils adoptif, Jak, de trouver les responsables. Il apparaît rapidement que le Culte de l’eau et Charles Denning, rival éternel d’Ambrose et dirigeant de la cité de Hayllonbury, ne sont pas étrangers à tout ça.
Jak aura fort à faire lorsque les pirates de l’air attaqueront la ville à la recherche de la célèbre boussole de Gerason, celle‑là même qui conduit à la mythique Vallée Verte. Sans le savoir, Jak marche sur les traces de son passé...
Aventures enlevées où le récit de piraterie côtoie les jets vaporeux du steampunk. »

Mon avis
Second service presse grâce SimPlement ; je remercie l’auteur pour sa confiance, et je remercie une nouvelle fois les créateurs de la plateforme de nous permettre ce genre d’échange.

Nous évoluons aux côtés de Jak, soldat d’élite de la cité mobile de Stearbury et fils adoptif d’Ambrose Cappel ; baron de cette même cité. Si Jak est un assassin hors pair, il est également le meilleur espion du baron. Sur le chemin du retour à Stearbury et après avoir mené à bien le vol de plans de nouveaux aéronefs, Jak est investi d’une nouvelle mission : découvrir qui se cache derrière le sabotage de l’une des cuves souterraines de la Cité gouvernée par Ambrose. Sa première piste consiste à retrouver Walter, fils biologique de Cappel que ce dernier suspecte d’avoir rejoint le Culte de l’eau. Notre héro se trouve à partir de ce moment, pris dans une spirale d’évènements, de rebondissements et de révélations, contraint à sillonner le désert pour espérer valider sa mission. En parallèle, Jak et ses compagnons de fortune apprennent l’existence d’une boussole leur permettant de tirer un trait sur l’aridité du désert et d’aspirer à une vie meilleur dans la Vallée Verte. S’ils se lancent à corps perdu dans cette entreprise, la troupe d’alliés (pour le moins hétéroclite) est bien loin d’imaginer que cette quête leur réserve davantage que ce qu’ils s’étaient figurés...
« Rouge est le désert, noir est le drapeau, des fils de la galère. »
Annonçons les choses clairement, ce roman introduit le lecteur dans une dimension steampunk bien ficelée. L’action commence dès les premières lignes et ne termine pour ainsi dire jamais, même après avoir terminé le livre qui s’achève sur une fin plus ou moins ouverte qui laisse planer pas mal de suppositions. Mon imagination carbure encore pour essayer de me représenter ce à quoi les personnages sont passés. Pour les connaisseurs, j’ai retrouvé beaucoup de l’univers Dishonored. Les descriptions servent à planter un décor plausible, l’évocation de traités politiques rend les fondements de l’histoire réalistes et la diversité des personnages enrichie l’intrigue. Willy, le nain inventeur à la réplique acerbe et au courant des moindres secrets du héros m’a franchement rappelé le Zoltan de Sapkowski. Il est mon personnage favori et de loin. J’aurais aimé que les pirates du désert soient davantage détaillés et plus particulièrement l’histoire d’Anny qui est l’un des personnages pivots du récit. Walter, chevalier servile à la témérité proche du zéro pointé et Margaret malheureusement beaucoup trop stéréotypée, m’ont fait souffler à plusieurs reprises. Enfin, Jak, héros de l’histoire ne m’a que peu touchée en réalité, dans le sens où il semble intouchable et donc irréel. La fin de l’histoire me l’a présentée plus sympathique, mais cette fin est arrivée trop vite et l’histoire s’est achevée trop rapidement à mon goût. C’est justement là où le bât blesse à mon sens ; les idées avancées par le livre sont vraiment chouettes, mais j’ai trouvé trop peu exploitées. Les évènements finaux arrivent avec trop de facilité, les méchants sont simplement supprimés et j’ai eu l’impression que des personnages ont été tués juste pour la forme. Un autre point qui m’a chagrinée est le style d’écriture que j’ai trouvé en décalage avec l’histoire, quelques répétitions et certains mots familiers utilisés dans les descriptions m’ont laissée dubitative. Le rythme du récit mérite toutefois d’être salué ; même si le livre n’est pas un coup de cœur, les pages se tournent très vite et l’histoire ne présente aucun temps mort.

En clair, j’aurais aimé une histoire peut‑être plus fouillée pour rendre encore plus crédible un univers qui affichait de belles qualités.

Pour acheter le livre : Le désert rouge de J.E Briffa


Article précédent Retour à l'accueil Article suivant

Commentaires