★ Le Trône de Cendre (#18)

Couverture du livre Le trone de cendre d'Aurélien Grall

Quatrième de couverture
« La France est secouée par de violentes manifestations. Le divorce entre le peuple et les politiques est consommé. L’espoir est mort. Victime de ces troubles, Walter, jeune étudiant, est tué sous les coups de la police. Adrien, son meilleur ami, jure de ne pas laisser ce crime impuni. Emporté par sa haine des puissants, il va mener la révolte qui va l’emmener très loin. Mais jusqu’où est‑il prêt à aller pour faire justice ? »

Mon avis
Petite échappée pour décompresser un peu entre les révisions et la préparation des partiels. Merci à l’auteur de m’avoir fait confiance et pour m’avoir envoyer cet exemplaire numérique.

Nous suivons deux héros : d’un côté Catherine Donovan, jeune journaliste et de l’autre Adrien Gradlon, étudiant en économie. Alors qu’Adrien prend part à une manifestation étudiante, l’un de ses deux amis est pris pour cible par un agent des forces de l’ordre et est battu à mort. Pour Adrien, c’est le coup de trop, l’étincelle qui met le feu aux poudres, l’événement qui va lancer sa rébellion. Orateur de génie, il parvient à rallier les foules à sa cause et à fomenter un coup d’état qui promet de renverser le Gouvernement défaillant jusqu'alors en place. Mais jusqu’à quel point le conduira sa soif de reconnaissance et la satisfaction d’être adulé ?
Parallèlement, Catherine Donovan, journaliste enfermée sur ordre d’une mystérieuse organisation suite à sa découverte du projet ALIENOR est relâchée, sous réserve d’accepter une coopération. Elle reprend finalement son rôle de journaliste, mais à quelle fin ?
« Adossées au limon, deux armures médiévales se tenaient debout, les nombreuses toiles d'araignées enserrant le métal dans leur linceul d'oubli. Tout ici exhalait le souvenir d'une magnificence perdue dans la violence et la peine. »
Lecture très très rapide, à peine une heure et demie pour être exacte. L’intrigue débute pour ainsi dire tout de suite. Le nombre de pages évidemment (164 sur iBook téléphone) mais surtout l’écriture y sont pour beaucoup : simple, elle n’en reste pas moins agréable à lire. Toutefois, ce format ne permet pas de mettre en lumière certains aspects passés sous silence du roman : on sait par exemple que des manifestations éclatent aux quatre coins de France sans en connaître réellement la cause, la présence de Kate dans le récit n’est pas clairement justifiée, la relation entre Olympe/Adrien s’installe par on ne sait quel mystère, on ne comprend pas bien par quel mécanisme ce dernier réussit à rallier tant de personne à sa cause et en si peu de temps ou même son lien avec les Anonymous. Ce lien m’a cependant faite sourire dans la mesure où il s’inscrit inexorablement dans le contexte mondial actuel, ce qui donne au roman un charme tout particulier. D’autre part, lire cette histoire en période d’élection présidentielle m’a quelque peu remuée. Autre point positif, le rappel au projet ALIENOR qui fait échos au premier roman de l’auteur m’a donné l’irrépressible envie de me plonger dans ce dernier. L’intériorité des personnages n’est que peu développée, ce qui peut donner cette impression de flou général. La visée de l’auteur est cependant largement atteinte, puisqu’il revendique sa littérature comme un cinéma qui se lit. Objectif atteint, il aurait très bien pu s’agir du premier épisode d’une série.

En clair, j’ai apprécié cette lecture « pop‑corn » aux allures de nouvelle et ai hâte de connaître la suite pour peut‑être pouvoir lever le voile sur certains points d’ombre.

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