★ Caraval (#14)

Couverture du livre Caraval de Stéphanie Garber

Quatrième de couverture
« Attention, ne vous laissez pas trop prendre au jeu... »

Mon avis
Très présent sur Bookstagram, Caraval a très vite fait de rejoindre ma wishlist, puis ma PaL, pour que je jette finalement mon dévolu dessus après quelques jours passés dans la bibliothèque. Juste une chose : je n’ai pas réussi à suivre les conseils du maître Légende.

Nous suivons Scarlett Dragna, fille du gouverneur de l’île conquise de Trisda, et sa sœur Donatella. Depuis toute petite, Scarlett, bercée par les histoires que lui racontait sa grand mère, se passionne pour Caraval ; le spectacle orchestré par le grand Légende. Après de nombreuses lettres – demeurées sans réponses – adressées au maître du spectacle pour lui réclamer une représentation sur son île, elle se résigne à lui en envoyer une dernière informant Légende que la représentation sur Trisda serait une mauvaise idée. Son mariage avec un mystérieux comte approchant, elle ne pourrait de toute façon pas y prendre part. Mais ses lettres trouvent enfin une réponse, et non la moindre : Légende les invite, elle, sa sœur et la personne de leur choix sur l’île des Songes. Scalett va pouvoir vivre son rêve et prendre part au festival, tout en gardant à l’esprit de ne pas trop se prendre au jeu...
« Ce que vous considérez comme le destin ne s’applique qu’au passé. Notre avenir est prévisible seulement parce qu’en tant que créatures de ce monde nous sommes prévisibles. Pour comprendre, songez aux chats et aux souris. [...] Quand un chat voit une souris, il la chasse, sauf peut-être s’il est lui-même pourchassé par un chien, par exemple. Nous, nous fonctionnons d’une façon similaire. L’avenir sait ce que nous désirons, à moins qu’une diversion plus puissante nous fasse dévier de notre chemin. »
Les choses semblaient pourtant mal parties concernant ce livre. Après quelques chapitres, je n’étais que peu emballée par l’écriture (ou du moins la traduction) que j’ai trouvé quelque peu décousue et répétitive. Il m’a semblé que certains mots s’intégraient aux discours pour y rajouter un aspect pompeux, faussement distingué, peut-être pour coller à un décor qui ne m’a pas de suite convaincue. J’ai également trouvé les répliques des personnages très fausses, bourrées de stéréotypes. Scarlett, met tout le long du roman ses problèmes familiaux sur le devant de la scène. Elle qui subi les sévices de son père ne peut se faire duper, sait que les hommes peuvent être mauvais, affirme des tas de choses... qu’elle oublie au moment opportun. Parce que la pauvre se fait rouler dans la farine, au même titre que le lecteur qui pense avoir sur elle une longueur d’avance. Et là, je tire mon chapeau (haut de‑forme) à l’autrice qui plonge son lecteur dans les mêmes illusions que son héroïne. Bravo l’artiste, le charme a fait effet. Le rythme ne décélère plus une fois arrivé à la moitié du roman, et le tout s’achève dans un feu d’artifice dont je ne suis pas encore relevée au lendemain de la lecture. J’ai versé ma petite larme, qui aurait pu être entourée d’étoiles ou de soleil. Une larme qui a fait s’écouler la pression endurée pendant la lecture. Une lecture qui m’a franchement marquée. Je ne peux rien dire des personnages sans risquer d’en dire trop, et pour rien au monde je ne voudrais briser la magie de Légende. Parce que je me suis faite prendre au jeu, et que j’espère que vous vous y laisserez prendre aussi.

En clair, prise au piège par les illusions de Caraval, je serai volontaire pour la suite.

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