★ Le Dernier Vœu (#10)

Couverture du livre Le dernier voeu d'Andrzej Sapkowski

Quatrième de couverture
« Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur. Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur... et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue. »

Mon avis
Emportée par la tempête du jeu vidéo éponyme sorti le 19 mai 2015, j’ai voulu prolonger mon immersion dans l’univers du sorceleur grâce aux romans. Et si j’avais un conseil à donner aux amoureux de Fantasy, ce serait celui de sauter à pieds joints dans cette saga, si ce n’est pas déjà fait.

Nous suivons ici le sorceleur Geralt de Riv, au travers d’une histoire non pas linéaire, mais de plusieurs nouvelles morcelées : Le sorceleur, dans laquelle Geralt doit lever la malédiction qui pèse sur la fille du roi Foltest qui se révèle être une strige. La voix de la raison comprend sa période de convalescence au temple de Melitele après ce contrat. Dans un grain de vérité, Geralt essaie de briser le charme qui pèse sur Nivellen, un homme maudit et contraint à demeurer dans la peau d’une bête affreuse. Le moindre mal donne son surnom de Boucher de Blaviken à Geralt. Lors de cette aventure, il doit choisir de se ranger du côté du mage Stregobor, ou de Renfri, la Pie Grièche, selon un principe qu’il déteste, celui du moindre mal. Dans une question de prix, les talents du sorceleur sont loués par la reine Calanthe de Cintra afin de briser le lien qui lie sa fille Pavetta à Duny, jeune homme qui par le passé a invoqué la destinée comme récompense pour avoir sauvé le roi. Le bout du monde retrace le contrat sur un sylvain accepté par Geralt lors d’un de ses voyages en compagnie de Jaskier. Enfin, dans le dernier vœu, Geralt et Jaskier se retrouvent confrontés à un Djinn, puis à la belle et redoutable Yennefer.
« Le Mal est le Mal, Stregobor, dit gravement le sorceleur en se levant. Petit, grand, moyen, peu importe, ses dimensions ne sont qu’une question de convention, et la frontière entre ces mots n’existe pas. Je ne suis pas un saint ermite, je n’ai pas fait que le bien dans ma vie. Mais à choisir entre deux maux, je préfère ne pas choisir du tout. »
En tant que grande fana du jeu vidéo, je trouve important de saluer le travail colossal de CD Projekt Red sur la licence afin de nous offrir un univers si proche du roman. Bien que le jeu doive être pris comme indépendant de la saga littéraire, certains passages en sont très clairement inspirés : la rencontre avec le boucavicorne, Sylvia Anna qui ressemble trait pour trait à Renfri, la domination du Djinn... Et j’ai adoré ça. J’ai retrouvé l’atmosphère parfois hilarante des villageois un peu arriérés, et je suis carrément tombée sous le charme de la plume de Sapkowski. J’ai découvert un Geralt qui, malgré sa force indéniable est un personnage avant tout tourmenté : par sa condition de mutant et par le monde dans lequel il est contraint d’évoluer. Les gens sont à la fois fascinés par ses talents, et rebutés par ses mutations. J’ai aussi pris plaisir à le découvrir, non pas comme un guerrier que rien ne fait faiblir, mais comme un tueur calculateur qui sait qu’une erreur est très rapidement punie. J’ai particulièrement aimé comprendre enfin ce qui l’uni irrémédiablement à Yennefer. Cette sorcière justement (que je préfère à Triss pour les connaisseurs) est encore plus intelligente, et fourbe d'accord, dans ce premier tome. On n'y rencontre pas encore la Merigold, la surprise est donc intacte quant à son personnage. Il faut d'ailleurs noter que beaucoup de personnages manquent pour le moment à l'appel (ce qui semble logique finalement, au vu des tomes suivants). Les scènes de combat sont géniales, l’écriture est dynamique et on ne se lasse pas de la compagnie de Jaskier (Jaskier!) qui est à mourir de rire. Les chasses au monstre s’enchainent, et on se rend vite compte que les dilemmes réellement compliqués concernent plus justement les humanoïdes. Aussi, les parallèles qui frôlent les réécritures de conte sont pour le moins épiques une fois transposés à cet univers.

En clair, j’ai adoré retrouver Geralt dans ce recueil de nouvelles et c’est avec grand plaisir que je me plongerai dans les autres livres de la saga.

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