★ Cinquante nuances plus sombres (#6)

Couverture du livre 50 nuances plus sombres de E.L James

Quatrième de couverture
« Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Anastasia Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d'éditrice. Mais Grey occupe toujours toutes ses pensées et, lorsqu'il lui propose un nouvel accord, elle ne peut lui résister. Peu à peu, elle découvre le douloureux passé de son sulfureux M. Cinquante Nuances. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie...
Romantique, libératrice et totalement addictive, la trilogie Fifty Shades, dont Cinquante nuances plus claires est le dernier volume, vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais. »

Mon avis
Tout de suite après avoir refermé le premier tome, et prise dans mon élan, j’enchaine sur le second.

Nous retrouvons donc notre chère Anastasia au fond du gouffre. Sa fraiche « rupture » la laisse brisée, et pour palier sa douleur, elle décide de se plonger dans le travail qu’elle a décroché dans une maison d’édition. Le contact entre les deux protagoniste est très vite renoué, et leur relation prend un nouveau tournant : les sentiments semblent prendre le pas sur le contrat. Véritablement affecté par leur séparation, Christian va accepter de se livrer à elle, et de lui avouer certains de ses démons. Apparaissant dans ce tome comme réellement vulnérable, Christian va contribuer à faire s’inverser la dépendance de l’un vis‑à‑vis de l’autre : c’est Ana qui dispose à présent de lui. Et elle va devoir faire face à l’un de ses fantômes, et à une nouvelle proposition pour le moins déroutante.
« Je suis tout sauf heureux. Comme si le soleil s'était couché depuis cinq jours et n'était jamais revenu, Ana. Je suis dans une nuit perpétuelle. »
Notre Anastasia reste fidèle à elle-même dans ce second livre, elle est incapable de déterminer si oui ou non, elle devrait rester avec son monsieur Cinquante Nuances : sa déesse intérieure refusant toujours de se taire, on en est rendu au même point. Christian, lui, semble en avoir pris pour son grade. Il arrive, avec ses airs de crétin satisfait mais s’écroule lamentablement, quasiment tétanisé par la panique, au premier doute soulevé par Ana. Monsieur n’est pas aussi droit et insensible qu’il veut le montrer et j’avoue que j’ai plutôt bien aimé le voir redescendre un peu de son nuage de complaisance pour devenir quelqu’un qui éveille la sympathie, ou du moins, l’empathie. Bien entendu il ne change pas du tout au tout, et décide même d’acheter la maison d’édition dans laquelle travaille Ana pour être sûr de pouvoir la garder sous contrôle. Les personnages secondaires m’ont semblé prendre plus d’importance dans ce second tome, j’ai d’ailleurs trouvé l’intrigue avec Leila, l’ex‑soumise, assez bien articulée. J’ai aimé aussi la touche apportée par les rendez‑vous d’Anastasia avec le docteur Flynn. En revanche, j’avais déjà parlé de la dimension BDSM que je ne trouvais pas assez explorée dans le premier tome, et bien ce second semble littéralement l’oublier au profit du « sexe vanille ». Christian a peur de dépasser les limites de son ingénue, et préfère donc abandonner. Dommage, donc, pour un bouquin qui a été vendu comme reposant sur ces pratiques. Le parallèle avec Twilight reste encore flagrant à mon sens : la disparition de Grey, et la léthargie qu’elle provoque chez Anastasia, les aveux sur le passé de la famille, la proposition finale... Le roman semble garder les mêmes points clé. Pas de renouveau en matière d’écriture, toutefois, l’histoire garde son entrain.

En clair, je garde le même sentiment que pour le premier tome. Une lecture simple, ni impossible, ni transcendante, qui me fera lire le troisième livre.

Pour acheter le livre : 50 nuances plus sombres de E.L James


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